Les stagiaires BPJEPS LTP en mobilité à Hambourg

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Abenteuerspielplatz

La réforme des rythmes scolaires en France bouscule les habitudes et réinterroge les questions d’éducation formelle, non formelle et de leur articulation tout en revendiquant l’accès aux activités de loisirs pour tous les enfants.
Dans ce contexte où les modèles d’éducation des autres pays européens sont souvent cités, nous avons souhaité emmener les animateurs/trices jeunesse franc-comtois(es) en formation afin de voir par nous même ce qu’il en est.

A travers ce projet, nous avons souhaité réfléchir à l’éducation en Europe à travers les situations franc-comtoise et hambourgeoise: Qu’en est-il de l’éducation formelle et non formelle dans les pays et leur articulation : scolaire, périscolaire, extrascolaire ; quelles représentations se fait t’on de l’éducation, comment est-elle organisée, qui éduque, Comment ? Qui sont les animateurs : bénévoles, volontaires, salariés ? L’étude croisée de ces questions dans les 2 villes/régions nous a permis de réfléchir aux enjeux éducatifs d’un espace public local, national, européen et international et d’aider les stagiaires à enrichir et complexifier leur identité professionnelle d’animateurs et animatrices.

Nous avons également abordé la question de l’éducation à l’Europe et au monde en leur proposant une expérience concrète de l’Europe où la rencontre interculturelle a été accompagnée et le thème de la solidarité internationale discuté.

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Le restaurant du Centro Sociale

Là bas, nous avons été accueilli par l’association Dock Europe, partenaire proche des CEMEA depuis plusieurs années. L’association travaille dans les champs de l’éducation populaire, de la formation continue et du travail social. L’association vise la promotion de la mobilité comme méthode d’apprentissage ainsi que l’inclusion des problématiques interculturelles dans les formations pour jeunes et pour adultes.
Son objectif est de développer des actions pédagogiques et sociales prenant en compte la diversité linguistique et culturelle des sociétés qui constituent l’Europe et au sein desquelles nous vivons. Leur approche interculturelle est dynamique : ils estiment que les cultures, plutôt que d’être figées, sont en permanente redéfinition et qu’elles se construisent dans le rapport aux autres. La mobilité est utilisée comme une méthode concrète pour aborder cette notion d’interculturel.

IMG_0787Parallèlement, le travail de Dock Europe est profondément ancré localement à travers des partenariats forts avec des structures sociales et éducatives locales.
Ils considèrent que les personnes qui y travaillent sont les premières à percevoir les évolutions dans la société, faire face aux nouveaux défis qu’elles entraînent et aux difficultés que les différences génèrent dans le vivre ensemble. Elles sont aussi souvent les premières à inventer et expérimenter des solutions. Leur travail consiste à réfléchir sur cette diversité, à comprendre les résistances, les frustrations, les crispations autours d’une norme unique pour favoriser la tolérance, la curiosité, l’inclusion et ce que l’on pourrait qualifier « d’ouverture transculturelle ».
Ainsi, il apparaît que le développement de compétences interculturelles constitue un enjeu primordial pour la constitution d’un espace public pacifique aussi bien à un niveau local, qu’européen et international.

IMG_0772Comme Dock Europe, nous sommes convaincus qu’un vécu de mobilité sensibilise les animateurs professionnels en formation, à l’Europe et au monde et cela nous permet de mettre en pratique une autre conception du voyage.
Le voyage comme facteur de transformation et d’évolution de soi, qui nous permet de questionner nos propres représentations et schéma de pensées et qui considère l’Autre comme acteur nécessaire à un développement commun; a l’inverse des démarches consuméristes et exotiques et des loisirs marchands qui occupent aujourd’hui la majorité des temps libres.

Lors de leur mobilité, co-financée par l’OFAJ, les animateurs et animatrices ont découvert l’organisation du travail social en Allemagne, son histoire et différentes pédagogies, notamment des structures travaillant en milieu ouvert comme les terrains d’aventure, le Spieltiger ou le Club de jeune.
Ils ont pu inscrire le travail social et les pédagogies observables aujourd’hui dans l’histoire du pays. Une des stagiaires témoigne ; « j’ai une vision différente de l’animation, ça permet de remettre en question ma pratique et ça me donne de plus en plus envie de travailler dans ou avec d’autres pays ».

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