Retour sur le 8ème festival du film d’éducation

La 8ème édition du Festival national du Film d’Education a eu lieu à Evreux en Haute-Normandie du 4 au 8 Décembre 2012.  Trois militants de Franche-Comté y ont participé : voilà un petit récit de leur expérience…
programmeFFE78ef-e2024Contexte

  • Des militants des CEMEA de Franche-Comté ont un intérêt depuis plusieurs années pour le FFE (Festival du Film d’Éducation) mais n’avaient pas pu concrétiser cette envie d’échos.
  • Suite à la première participation d’Arnaud au festival d’Évreux en 2011, les militants de Franche-Comté ont pu effectuer leurs premiers échos coordonnés par Arnaud avec l’appui d’un groupe de volontaires.
  • En 2012, pour accentuer la dynamique mise en place localement, nous avons souhaité réitérer l’expérience du FFE d’Évreux en nous déplaçant cette fois à trois, en vue de nos seconds échos, action dorénavant inscrite dans notre Projet Régional d’Action et de Développement.

Objectifs

  • Nous avons dès lors décliné nos objectifs, pour optimiser notre démarche :
    • Vivre le festival en tant que festivaliers Ceméa.
    • Rencontrer les acteurs du festival (organisateurs, participants, réalisateurs-trices, etc.) pour comprendre les tenants et aboutissants de la manifestation.
    • Élaborer des documents de retranscriptions pour nos camarades Franc-Comtois.
    • Pré-sélection des films pour notre écho.
    • Amorcer une réflexion visant à élaborer la démarche de construction de nos échos.
  • Notre démarche s’inscrit dans les lignes éducatives du mouvement d’éducation populaire que sont les Ceméa. Les documents construits en rapport avec ce festival ont pour vocation de favoriser la co-construction de nos échos, ainsi que d’échanger, le cas échéant, avec nos camarades des autres régions.
  • Nous souhaitons rappeler que les documents de présentation du FFE (les vidéos, par exemple) ou des échos n’ont pas pour objet une diffusion publique mais interne. Nous verrons par la suite si les Ceméa de Franche-Comté souhaitent créer des documents promouvant les échos du FFE.
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Vivre le festival en tant que festivalier

  • Nous sommes descendus du train de Paris en gare d’Évreux avec le Directeur Général des Ceméa, Jean-Luc Cazaillon, que nous avons laissé partir en voiture sur le lieu du festival pendant que nous nous rendions à pied sur ce même lieu, histoire de découvrir notre environnement et d’en prendre la mesure.
  • A notre arrivée au cinéma Pathé d’Évreux, nous avons rencontré les premiers acteurs-organisateurs du festival. Ensuite nous avons rejoins nos logements à Bonneville-sur-Itons (environ 10 km d’Évreux) dans un grand parc arboré et doté de plusieurs bâtiments. Nous étions logé avec les stagiaires et leurs accompagnateurs (environ 80 personnes) de la formation DEJEPS du Nord-Pas-De-Calais, venues aussi pour le festival. Ce choix logistique nous a permis de faire de belles rencontres et d’avoir des échanges intéressants avec des personnes en formation.
  • Les journées du FFE étaient organisées de 09h00 à 23h00 (les nôtres étant plus longues !). En parallèle des séances organisées au cinéma Pathé, des interventions étaient effectuées dans les lycées et dans la maison d’arrêt d’Évreux. Sur le site du festival, une classe de lycéens avec une option audiovisuelle a été invitée pour médiatiser l’événement, en collaboration avec les militants chargés du site internet du festival. Ils avaient un espace de travail, situé à côté du stand de vente de livres, où les caméras côtoyaient micros et ordinateurs.
  • Durant la semaine, divers coins ont été aménagés dans le grand hall d’entrée du cinéma à destination des festivaliers… et des clients du Pathé qui voulaient en profiter. Stand d’éducation aux médias avec la démarche du « stop motion », librairie permanente de vente de livres et autres documents, une grande « boite » servant à des séances d’interviews en lien avec le CRIJ, séance libre de jeux en bois située à l’extérieur du cinéma, devant l’entrée. Tous ont rythmés notre semaine.
  • Le matin, des conférences/débats étaient organisées, les fameuses tables rondes. Les débats sur la laïcité, le décrochage scolaire ou encore sur l’identité culturelle, nous ont donné du grain à moudre en plus de l’émotion des films visionnés et nous ont fait prolonger jusqu’à tard dans la nuit des débats sur ces thèmes.
  • Les films étaient projetés tout au long de la journée, dans deux salles différentes. Le soir, des films, hors compétition, étaient projetés en avant première. Régal assuré à tous les coups ! (films : Les lendemains, Les bêtes du Sud sauvage, Infancia clandestina, Mud, Les roses noires).
    Au moment du repas du soir, des rencontres (sur inscription) avec les réalisateurs étaient organisées au CROUS (à côté du cinéma).

Une compétition de film jeunesse était organisée en parallèle.

  • Nous avons aussi pu participer à une séance de présentation de web-documentaire. Les différents moments et espaces de vie du festival :
    • les films : en compétition, en avant-première, projets audiovisuels, cartes blanches.
    • les tables rondes
    • les animations : rencontres réalisateurs, les différents coins,…
    • les jurys et les prix : Grand jury du Festival, Jury jeune, prix des internautes.
    • les lieux : le cinéma Pathé (IN et OUT), l’Université d’Évreux.
    • la vie quotidienne : les repas (CROUS/auberge), les hébergements, les transports…

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Rencontrer les acteurs du festival pour comprendre les tenants et aboutissants de la manifestation

  • Tout au long de la semaine, nous avons cherché à comprendre le fonctionnement mis en place sur la manifestation. A l’aide de notre caméra, nous sommes partis interviewer une bonne partie
    des acteurs du festival.
  • De la logistique pure aux pourparlers politiques, nous avons pu dresser un instantané de la vie du festival, avec notre regard de militants des Ceméa de Franche-Comté.

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Élaborer des documents de retranscription pour nos camarades

  • Comment transmettre ? Comment raconter une expérience singulière vécue par 3 militants des Ceméa de Franche-Comté à l’ensemble de l’AT, voir à des camarades d’autres régions. Assez vite, l’idée du petit reportage vidéo qui couvre tous les aspects du Festival nous a paru adapté comme moyen de retranscrire.
  • Une cinquantaine de prises vidéos, quelques prises sons et plus de 200 photos constituent désormais la matière que nous allons travailler dans le but de concevoir un court reportage de 15 à 30 min.
  • Ce document devra permettre de présenter le festival à l’interne aux militants Ceméa qui souhaitent, de près ou de loin, participer au festival, aussi bien dans sa dimension régionale que nationale.
  • Mais aussi de le présenter à des groupes en formation (sur l’Accompagnement Culturel par exemple), à des partenaires, amis, etc…

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Pré-sélection des films pour nos futurs échos

  • Ce que permet Évreux c’est aussi de mettre en situation une multiplicité de gens, de réseaux, d’œuvres, de volontés.
    Le festival national d’Évreux crée, sur un lieu et un temps donné, un espace de rencontre de différents publics où professionnels, spectateurs lambda, jeunes en cursus scolaire, d’études ou de formation, militants Ceméa et sympathisants de l’Éducation populaire, représentants des partenaires se croisent et se rencontrent autour d’une programmation tout aussi diversifiée.
  • En tant que militants Ceméa porteurs de projets, nous sommes venus à Évreux dans une démarche prospective : quels films nous semblent suffisamment « bons » pour qu’ils aient leur place dans notre édition décentralisée du Festival. Sur quels critères ? Avec quels objectifs éducatifs, et en même temps quel plaisir à les regarder ?
  • 37 films sélectionnés ont été programmés. Nous en avons vu environ 25. La programmation nous a agréablement surpris, par sa qualité, son ton plus coloré et chaud, plus joyeux qu’en 2011, ainsi que par sa diversité. Chacun de nous y a trouvé ses petites perles, ses coups de cœur et ses déceptions.
  • C’est en ayant vécu tout cela que nous comptons activement mettre en place et prendre part à la démarche collective de sélection des films pour nos prochains échos.

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Amorcer une réflexion visant à élaborer la démarche de construction de nos échos.

  • La première édition des échos nous a permis de lancer pour de bon les Ceméa de Franche-Comté dans la mise en œuvre de l’édition décentralisée du Festival.
  • A Évreux, nous avons pu observé des pratiques et des organisations. Nous avons aussi pu confronter notre expérience des premiers échos à la fois avec les camarades des autres régions, mais aussi avec le comité national de pilotage du Festival.
  • Ceci nous amène à faire des propositions pour redéfinir à la fois la forme, le fond et les motivations à faire vivre des échos du Festival du Film d’Éducation en Franche-Comté. Notamment sur les espaces d’agir et les temporalités que l’on est capable collectivement de proposer à nos militant.e.s, et particulièrement les jeunes et/ou nouveaux.
  • En effet, nous envisageons de faire vivre des échos qui viendraient dynamiser la vie de notre AT :
    • en proposant de nouveaux espaces et temps d’agir pour les militant.e.s.
    • en liant ce projet et en créant du lien avec les autres activités des Ceméa
    • en contribuant à améliorer la diffusion de l’information des Ceméa, accroître sa visibilité, agrandir notre réseau.

IMG_5523jpg-52b4-6b457En 2013…
Nous proposons de faire vivre une deuxième édition des échos du Festival du Film d’Éducation.
Nous ne manquerons pas de communiquer publiquement, à la hauteur de nos moyens, et avec le soutien de nos partenaires, sur cette seconde édition décentralisée du Festival dans notre région.

D’ores et déjà n’hésitez pas à prendre contact si ce projet de Festival du film d’éducation vous intéresse.

Loïc.